Brésil, du 5 au 26 mai 2012
Un nouveau monde émergent
Votre guide-conférencier
Jean-Jacques Fontaine
est un ancien journaliste de la Télévision Suisse
Romande. Sa découverte du Brésil remonte
à 1984, il y était alors correspondant du
Journal de Genève. Depuis, il y est retourné
chaque année, a épousé une Brésilienne
de Nova Friburgo et s’y est installé définitivement.
Il publie un blog mensuel destiné
à faire connaître au public francophone
ce pays plein d’avenir. Au cours de ces
27 années, ses reportages et ses activités multiples l’ont
amené à parcourir tous les recoins de cet immense continent.
Nul ne peut mieux que lui expliquer et traduire pour des visiteurs
européens l’âme profonde du Brésil. Il sera pour vous
un guide privilégié.
Samedi 5 mai
départ de Genève
Vol Lufthansa Genève – Frankfurt en classe économique
18h35-19h50
Vol TAM Frankfurt – Rio de Janeiro en classe économique
22h40-06h08 (10h38 de vol, arrivée le lendemain matin)
Dimanche 6 mai
arrivée au Brésil, jour 1, Rio de Janeiro,
Atterrissage très tôt le matin. Première découverte, au lever
du soleil, de Rio de Janeiro la « Cidade maravilhosa ». Avec
ses plages, son Pain de Sucre et la montagne du Corcovado,
la ville est considérée comme un des plus beau site urbain
du monde. Son centre historique rappelle la longue période
où elle était capitale impériale. A l’intérieur, vers le nord,
d’immenses quartiers populaires sont par contre en pleine
mutation. Un vaste programme de pacification des favelas et
de mise en place d’équipements sociaux devrait éliminer la
violence et la misère d’ici 2020.
Vous prendrez vos quartiers pour 3 nuits à l’hôtel Sofitel situé
au bout de la plage de Copacabana. Une matinée de repos
vous permettra de tenter un premier bain de mer devant
l’hôtel. Après le repas de midi, nous nous rendrons en minibus
particulier dans le quartier voisin d’Ipanema, berceau de la
Bossa Nova, incarnée par le compositeur Vinícios de Moraes.
Il y possède son bar, la Garota de Ipanema, situé dans « sa »
rue, que nous descendrons en flânant, avant d’aboutir au
« Posto 9 », sur la plage, le lieu de rendez-vous, dit-on, des
plus belles femmes de Rio ! La suite de la promenade au bord
de mer nous amènera au Fort militaire de Copacabana, un lieu
tranquille, parfait pour bavarder sur « l’état d’esprit » de Rio de
Janeiro, à la tombée de la nuit. Le repas du soir se prendra
au « Marius », un restaurant de poissons et de viandes succulentes
qui témoigne de l’excellence de la cuisine brésilienne.
Lundi 7 mai
Rio de Janeiro, jour 2 : le centre historique
Aujourd’hui, c’est le Rio de Janeiro de l’époque coloniale et
de sa majesté impériale que nous visitons. Il grouille de monde
car c’est aussi le quartier des affaires. Nous nous rendrons
en minibus au monastère baroque de São Bento, où encore
aujourd’hui, les moines pratiquent le chant grégorien. Nous
ferons une halte au « Paço Imperial », première résidence de
l’empereur du Portugal lorsqu’il s’est enfui au Brésil pour
échapper aux troupes napoléoniennes, en 1807. Nous pousserons
ensuite à pied jusqu’au « Real Gabinete Portugues de
Leitura ». Là sont exposés les ouvrages de la Bibliothèque
Impériale Portugaise de Lisbonne que Dom João VI a emmené
avec lui lors de sa fuite. Pour la petite histoire, ces livres sont
restés abandonnés à la pluie durant plusieurs semaines sur le
quai du port de Lisbonne, où ils ont été « oubliés » dans la précipitation
du départ.
Nous déjeunerons à la « Cafeteria Colombo », un célèbre
établissement « art déco ». L’après-midi sera consacrée à
une visite du port en pleine mutation. Ce port deviendra le
nouveau centre touristique et résidentiel de la ville à l’occasion
des JO 2016, à l’instar de ce qui s’est fait à Barcelone lors des
JO de 1992. Nous grimperons ensuite au Pain de Sucre pour
voir le soleil se coucher sur la baie de Guanabara. La soirée
sera consacrée à un repas en musique dans un des nombreux
« temples » de la samba du quartier de Lapa.
Mardi 8 mai
Rio de Janeiro, jour 3 : le Corcovado, la bohème et
le Jardin Botanique
Tôt le matin, nous prendrons le train du Corcovado, copie
conforme de celui de la Jungfraujoch. La voie traverse une
épaisse forêt tropicale pour aboutir, à quelques 850 mètres
d’altitude, à la statue du Christ Rédempteur. La vue est spectaculaire
et le monument présente quelques similitudes avec
une sculpture située en terre romande. Nous verrons que ce
n’est pas tout à fait par hasard. Notre minibus nous amènera
ensuite à Santa Teresa, le « Montmartre carioca » repaire des
artistes et de la bohème. Nous visiterons quelques ateliers
puis y déjeunerons dans un splendide jardin. Fin de journée au
Jardin Botanique, le plus grand arborétum du monde, installé
par l’empereur Dom João VI sur les terrains d’une ancienne
fabrique de poudre à canon. L’allée des palmiers impériaux
et la collection d’orchidées sont tout à fait spectaculaires.
Dernière halte à la boulangerie « La Bicyclette », une jeune
PME à succès créée par un couple de français. Le patron
de la Bicyclette et quelques autres de ces nouveaux entrepreneurs
qui quittent aujourd’hui l’Europe pour refaire leur vie
dans ce pays émergent qu’est le Brésil, raconteront leur installation
à Rio de Janeiro. Nous dînerons enfin d’un traditionnel
« rodizio » de viande, le restaurant « Porcão » d’Ipanema. Une
myriade de serveurs circule entre les tables, armés de brochettes
géantes de viandes succulentes qui vous sont offertes
à gogo. Rappelons que le Brésil est le premier producteur de
viande au monde. Il a surclassé l’Argentine !
Mercredi 9 mai
jour 4, Rio de Janeiro zone Nord, et les fazendas
de café historiques
Les quartiers nord de Rio de Janeiro sont une immensité
d’habitat populaire et de favelas où nous approcherons l’autre
face de la ville. Depuis quelques années, les pouvoirs publics
font des efforts considérables pour lutter contre la pauvreté et
la violence de ces zones jusqu’alors laissées à l’abandon. Une
police de proximité et la collaboration des habitants transforment
de fond en comble le visage de ces quartiers. Nous visiterons
le téléphérique urbain du Complexe de l’Allemand, mis
en service en 2011. Chacune de ses 6 stations intermédiaires
sert de centre social et de santé. Les habitants nous diront
en quoi cette réalisation a amélioré leur vie quotidienne. Nous
goûterons avec eux à la « feijoada », le plat populaire par excellence
de Rio de Janeiro.
Nous prendrons ensuite la route pour les montagnes
de l’arrière pays, jusqu’à Barra du Pirai. 2 heures de voyage
dans la vallée du Rio Paraiba qui fût le centre historique
de la production du café au XIXe siècle. Nous nous installerons
à la Fazenda Ponte Alta, une ancienne exploitation de café
transformée en hôtel confortable. Nous y prendrons aussi
les repas, dans un ameublement d’époque, car nous y serons
logés en pension complète jusqu’au lendemain.
Jeudi 10 mai
jour 5, les fazendas de café du Paraiba
Le café, c’est l’histoire incontournable d’une époque et la base
de la richesse actuelle du Brésil. Un cycle économique qui
a commencé dans l’Etat de Rio de Janeiro pour se déplacer
maintenant du côté de São Paulo. Une activité qui reposait
sur l’exploitation des esclaves amenés d’Afrique, que sont
venus remplacer, après l’abolition, les immigrants européens
fuyant la misère et le chômage du Vieux Continent au XIXe
siècle. Nous irons à la rencontre de cette tranche de passé,
en visitant quelques unes des anciennes fazendas, avec
leurs demeures coloniales majestueuses et leurs « senzalas »
les logements où s’entassaient des milliers d’esclaves. Une
balade à cheval en option sera également possible. Après ce
repas de midi, nous partirons pour Paraty, l’ancien port d’embarquement
de l’or colonial, à 3 heures de route sur la « Costa
Verde ». Nous logerons pour 2 nuits, à l’hôtel Porto Imperial.
Vendredi 11 mai
jour 6, Paraty
Ce n’est pas un hasard si l’or extrait des mines du Minas
Gerais au XVIIIe siècle était embarqué pour l’Europe à Paraty.
La ville se situe en effet au fond d’une magnifique baie aux
eaux calmes. Nous passerons la journée à naviguer dans cette
baie et ses ilots déserts, sur un bateau réservé à notre usage,
avec pique-nique et baignade et observation sous-marine à la
clé. Crème solaire et produit contre les moustiques seront des
accompagnements indispensables en ces lieux ! Le retour à
Paraty se fera au coucher du soleil, assez tôt pour vous permettre
de déambuler entre les multiples églises et boutiques
bordant les rues pavées de cette ville touristique. Nous dînerons
en compagnie d’un narrateur qui nous contera tout de
l’épopée coloniale de l’or à Paraty.
Samedi 12 mai
jour 7, cap sur le Nord-Est : Salvador
Ce samedi nous ferons 2000 km ! Départ le matin de Paraty,
par la route pour l’aéroport de Rio de Janeiro (4 heures), et
embarquement dans un vol TAM pour Salvador où nous arriverons
2 heures plus tard. Un nouveau minibus privé nous
attendra à la descente de l’avion et nous conduira à l’Hôtel
Pestana Convento do Carmo, dans la partie historique de
la ville, classée patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous y
resterons 2 nuits. Après notre installation, nous pousserons
jusqu’au Pelourinho, l’ancienne place destinée à punir
les esclaves fugitifs au su et au vu de tout le monde pour
l’exemple. Son nom vient du pilori qui se dressait au centre
de la place. Cet endroit est devenu un lieu de rencontre, de
musique et de danse, nous y prendrons le repas du soir.
Dimanche 13 mai
jour 8, Salvador, capitale africaine du Brésil
Salvador, avec son « Pelourinho », est sans conteste la ville
la plus africaine du Brésil. La population y est majoritairement
noire, très religieuse, pratiquant un mélange de catholicisme
et de cultes ancestraux venus d’Afrique, le candomblé et la
macumba. Cette culture de déracinement des esclaves a
aussi généré une culture particulière qu’incarne la Capoeira
une sorte de « lutte dansée » aux figures impressionnantes.
Salvador se distingue aussi par sa spécificité culinaire.
Nous allons découvrir tout cela ce dimanche : visite des
églises baroques du Pelourinho le matin, incursion au musée
Jorge Amado, l’écrivain brésilien qui a sans doute mieux que
quiconque traduit dans ses romans cette culture africaine
de Salvador, repas de midi en bord de mer pour découvrir
la fameuse « moqueca » de poisson, arrêt à une « roda de
Capoeira » et soleil couchant sur la baie de « Todos os Santos.
La soirée sera consacrée au candomblé. Nous découvrirons
les rituels de ce culte africain et évoquerons Pierre Verger,
photographe français qui a fait découvrir le candomblé au
monde dans les années 1940-1950. Il est devenu « Pai de
Santo », prêtre candomblé. Pierre Verger est mort en 1996
à Salvador.
Lundi 14 mai – Vendredi 18 mai
jours 9 à 13, Expédition Lençois Maranhenses
Le Parc naturel Lençois Maranhenses (littéralement « les draps
du Maranhao »), est un désert unique au monde, constitué de
dunes de sable blanc, dont les creux sont remplis d’eau douce
et qui forment ainsi des lagons d’un bleu cristallin. Situé à l’est
de São Luis, en bord de mer et proche du delta du Rio Parnaíba,
ce parc de 150’000 hectares est une pure merveille. Il abrite une
nombreuse faune ornithologique et des tortues.
C’est un autre Brésil,
sauvage et aventurier que
cette étape de 5 jours vous
fera approcher. Nous irons
de Fortaleza aux Lençois
Maranhense, par les plages,
soit 500 km, la plupart du
temps en véhicules 4x4,
dans des conditions un peu
spartiates, mais néanmoins raisonnablement confortables. Il
nous faudra abandonner une partie de nos bagages, que nous
retrouverons à Belém 5 jours plus tard car le parcours en jeep
et le vol en avion-taxi n’autorise d’embarquer que 8 kg par
personne ! Mais pour cette étape, bermuda et chemisette suffisent.
Voici le détail du parcours :
Lundi 14 mai, jour 9 : Vol Salvador-Fortaleza
puis route vers Jericoaquara (5 heures), la perle tropicale au milieu des dunes
et des plages. Nuit à l’hôtel Mosquito Blue.
Mardi 15 mai, jour 10 : Etape repos
balnéaire à Jericoaquara, journée libre avec possibilité de visiter
les environs en « buggy » célèbre jeep des sables brésilienne
montée à partir d’un châssis de VW Coccinelle. Nuit à l’hôtel Mosquito Blue.
Mercredi 16 mai, jour 11 : Expédition 4x4
Jericoaquara- Parnaiba, par les plages
Nousvisiterons en bateau le delta du fleuve Parnaiba et ses riches
mangroves rengorgeant de crabes. Repas du soir et nuit à
l’hôtel (spartiate !) Pousada dos Ventos.
Jeudi 17 mai, jour 12 : suite du trajet par les plages en 4x4
Parnaiba – Caboré, à l’embouchure du Rio Preguiças,
repas de poisson frais à midi dans un restaurant de pêcheurs
simple et remontée du Rio Preguiças en bateau rapide jusqu’à
Barrerinhas, porte d’entrée des Lençois Maranhenses. Au
coucher du soleil, survol en petit avion privé de 6 places de
ces étranges formations lagunaires en plein désert. Installation
pour la nuit à l’Hôtel Resort Porto Preguiças. Selon la météo,
le vol peut aussi se faire le lendemain matin.
Vendredi 18 mai, jour 13 : visite en véhicule 4x4, des Lençois
Maranhense et baignade dans un lagon.
Envol en avion taxi pour São Luis où nous rattraperons un vol commercial
normal de la TAM pour Belém, Ce sera la dernière étape de « l’expédition
Lençois », elle nous amènera aux portes de l’Amazonie
puisque Belém se trouve à l’embouchure de l’Amazone, le
plus grand fleuve du monde. Un spécialiste de cette région
nous expliquera, au cours du repas du soir, les enjeux de la
protection de cette immense forêt et les terribles ravages du
déboisement sauvage. Nous nous installerons pour 2 nuits à
l’hôtel Crowne Plaza.
Samedi 19 mai
jour 14 : Belém
son marché au poisson et ses iguarapés
L’Amazonie, ce sera juste un clin d’oeil en passant. Visiter cet
immense espace pourrait faire l’objet d’un autre voyage ! Il faut
du temps pour pénétrer cette forêt sauvage et luxuriante. Mais
Belém, avec son marché au poisson art déco « Ver o Peso »
et son Musée Goldi d’art moderne créé par un Suisse permet
de ressentir le parfum de cet univers végétal. Nous déambulerons
entre les étals de poissons du marché « Ver o Peso »,
littéralement « Voir le Poids », et embarquerons pour un des
innombrables iguarapés qui forment le delta de l’Amazone.
Les iguarapés, sont des petits bras de rivière qui s’enfoncent
dans la jungle. C’est là que vivent, d’agriculture familiale et
de pêche, les communautés riveraines de la forêt, indiens
et immigrants du nord-est confondus. Nous y déjeunerons
d’un repas traditionnel, dans une de ces communautés, et
approcherons ainsi le mode de vie des résidents. Retour à
Belém pour une soirée découverte d’un autre type, le folklore
ancestral de « Bumba Meu Boi », qui ici mieux que le Carnaval
enflamme la ville lors de ses festivités.
Dimanche 20 mai
jour 15 : Belém pour déambuler, avant Brasilia
Une matinée paresseuse à Belém devrait nous permettre de
digérer un peu les jours de voyages précédents. En option,
pour les plus curieux, la visite du musée Goldi d’art et de zoobotanique,
fondé par un Suisse passionné d’Amazonie. Nous
devrons être à l’aéroport vers 14h30 pour prendre un avion de
la compagnie TAM, destination Brasilia.
Le transfert à l’hôtel Plaza Kubitschek (pour 2 nuits) nous fera
traverser le « Plano Piloto » cette curieuse réalisation architecturale
signée Oscar Niemeyer. Nous dînerons au bord du lac
Paranoa, qui cercle le centre-ville, en compagnie d’un interlocuteur
qui répondra a toutes vos questions sur les arcanes
de la vie politique brésilienne. Il faudra prévoir une petite laine
car les soirées sont fraîches à Brasilia en cette saison : nous
sommes à 600m d’altitude.
Lundi 21 mai
jour 16, Brasilia, une capitale née du néant
Quand on parcourt aujourd’hui cette ville moderne de 3 millions
d’habitants, on a peine à s’imaginer que le lieu n’était,
il y a 50 ans, qu’une vaste prairie désertique, ni que l’administration
d’Etat, habituée depuis des siècles à la vie balnéaire de
Rio de Janeiro, allait s’adapter à cette nouvelle capitale. Elle y
a pourtant fait son nid, la création de Brasilia peut-être considérée
aujourd’hui comme une utopie urbaine réussie. Nous
parcourrons en minibus les vastes allées du « Plano Piloto »,
nous visiterons le Congrès, la Place des Trois Pouvoirs, et le
mausolée Kubitschek, dédié à ce Président-créateur, où sont
évoquées les différentes étapes de la construction de Brasilia,
son oeuvre. Nous mettrons fin à cette courte étape vers
15h00 car il faudra attraper notre vol pour Belo Horizonte, qui
sera suivi de 2 heures de route vers Ouro Preto. Nous arriverons
dans ce sanctuaire baroque pour le repas du soir et logerons,
pour 3 nuits à la Pousada do Mondego. Un gros pull ou
un coupe-vent conséquent sont à prévoir car en mai, dans les
montagnes du Minas Gerais, il peut faire 5 degrés le matin, 25
la journée avec le soleil et de nouveau très frais le soir.
Mardi 22 mai
jour 17, Ouro Preto et Mariana, la fièvre de l’or
Après le petit-déjeuner, nous embarquerons dans le train
à vapeur « Maria Fumaça » qui nous conduira à Mariana.
Mariana, c’est le « petit » Ouro Preto. Tout autant rempli d’édifices
baroques surchargées d’or, mais plus modeste. C’était
en effet à Mariana que vivaient les esclaves des mines. Les
églises qu’ils y ont construites pour témoigner de leur foi sont
décorées avec de l’or qu’ils ont soustrait clandestinement des
mines. Malgré ces limitations, les églises de Mariana et leurs
feuilles d’or volé sont imposantes. Notre minibus privé nous
retrouvera à Mariana pour nous emmener visiter l’une de ces
mines. Elles sont aujourd’hui désaffectées, mais suffisamment
bien conservées pour que l’on puisse s’imaginer ce que
travailler au fond signifiait pour les esclaves. Le retour à Ouro
Preto se fera en fin d’après-midi.
Mercredi 23 mai
jour 18, Ouro Preto
la splendeur baroqued’Alejadinho
La journée sera toute entière consacrée à la visite des
innombrables églises d’Ouro Preto, patrimoine mondial de
l’UNESCO, ornées des statues en pierre-savon d’Alejadinho,
l’incontournable sculpteur de cette grande époque
du baroque flamboyant brésilien du XVIII° siècle. Il y a là des
trésors artistiques qui méritent vraiment le déplacement. Ceux
qui le veulent pourront se promener librement dans les rues
d’Ouro Preto, les autres suivront la visite d’un expert de cet art
baroque, que nous inviterons à nous rejoindre.
Jeudi 24 mai
jours 19, Nova Friburgo, un clin d’oeil helvétique
Pour cette dernière étape du voyage, nous nous arrêterons sur
le chemin du retour à Nova Friburgo, située à 160 km de Rio
de Janeiro. La ville a été fondée par des immigrants suisses
romands vers 1830. Ce sera l’occasion de visiter la « Casa
Suiça » et la « Fromagerie-école » construites grâce à l’aide du
canton de Fribourg et d’évoquer cette immigration européenne
qui a façonné la modernité du Brésil au XIX° siècle.
Départ d’Ouro Preto en minibus particulier, très tôt le matin
pour un long voyage (7 heures de route). Arrivée vers 13h00,
pour le déjeuner, à la « Queijaria Suiça » de Conquista / Nova
Friburgo, et visite de son musée de l’émigration. Nous y rencontrerons
des représentant de l’association Fribourg (CH)
– Nova Friburgo (BR) et un historien dont la famille d’origine
genevoise, a participé à la fondation de la ville. Henrique
Bon, c’est son nom, a écrit un volumineux ouvrage sur la
généalogie des familles suisses de Nova Friburgo et un récit
romancé du voyage de ces colons vers le nouveau monde en
1830. Nous passerons ensuite le reste de la soirée au centre
ville de Nova Friburgo, distant de 30 km. Il y fera frais, Nova
Friburgo est situé à 900m d’altitude. Nous dormirons à l’hôtel
Dominguez Plaza – Schumacher.
Vendredi 25 mai
jour 20, ultime journée au Brésil
et retour en Suisse.Nous descendrons par la magnifique route qui relie Nova
Friburgo à la Baixada Fluminense, la plaine côtière de Rio de
Janeiro et l’aéroport. Ceux qui le désirent pourront faire le
trajet à pied, une marche de 3 heures à travers la forêt tropicale
atlantique, le long de l’ancienne ligne de chemin de
fer. Nous nous retrouverons tous à Cachoeira de Macacu, au
pied du Jequitibá séculaire. Il s’agit d’un arbre géant de la
forêt atlantique en danger de disparition. Il en reste très peu
d’exemplaires, celui de Cachoeira est imposant. Il faut 10 personnes
pour faire le tour de sa base. Nous pique-niquerons au
pied du Jequitibá.
Pour relier ensuite l’aéroport international de Rio de Janeiro,
nous emprunterons le pont Presidente Costa e Silva, long
de 14 km qui franchit la baie de Guanabara, un ouvrage
rivalisant avec le Golden Gate de San Francisco. Ce sera
l’occasion d’un ultime coup d’oeil panoramique sur la « Cidade
Maravilhosa ». L’embarquement pour la Suisse se fera dans la
soirée, vol TAM de nuit.
départ de rio
Vol TAM Rio de Janeiro – Frankfurt en classe économique
21h48-14h40
Samedi 26 mai
jour 21, arrivée en Suisse
Changement d’avion.
Vol Lufthansa Frankfurt – Genève en classe économique
16h10 -17h10
Fin de votre voyage.
Prestations et prix
Groupe limité à 12 personnes.
Nombre minimum de personnes pour la réalisation de ce
voyage : 12 personnes
Voyage accompagné de Genève
Base chambre double ou twin:
CH F 15’500.–, abonné au Temps
CHF 16’000.–, non-abonné au Temps.
Vols internationaux en classe affaires et chambre individuelle
sur demande.
CE PRIX COMPREND
– Le vol Suisse-Brésil et retour (environ 12 heures de vol dans
chaque sens) avec l’excellente compagnie brésilienne TAM,
en classe économique, depuis Genève avec correspondance
à Francfort
– Tous les vols à l’intérieur du Brésil avec la compagnie TAM,
ou en avion-taxi (survol des Lençois Maranhenses et parcours
Berrerinhas-São Luis)
– Les taxes des vols
– Les transports terrestres, qui se font au moyen de minibus
exclusifs climatisés de 15-16 places
– Tous les hôtels, qui sont de catégorie 4 ou 5 étoiles et soigneusement
sélectionnés
– La pension complète à l’exception de 7 repas « libres »
– Les services exclusifs de Jean-Jacques Fontaine, de / à Rio,
– L’accompagnement d’un agent de voyages d’Equinoxe
– Toutes les visites, toutes les entrées, les rencontres
– Un bon guide de voyage papier
CE PRIX NE COMPREND PAS
– Les boissons
– 7 repas « libres »
– Les pourboires, les assurances personnelles (obligatoires),
et les dépenses personnelles















